3 Nous avons annoncé aujourd’hui Scality ADI (Autonomous Data Infrastructure), et je souhaite profiter de cet article pour aller au-delà du communiqué de presse et expliquer ce que nous avons construit et pourquoi. En résumé : l’IA, la cyber-résilience et la souveraineté convergent au niveau de la couche de données, et les architectures de stockage sur lesquelles s’appuient la plupart des entreprises n’ont pas été conçues pour cette convergence. Scality ADI est notre réponse à ce défi. Elle apporte un nouveau modèle d’exploitation qui aligne de manière autonome les bons supports de stockage, les bonnes performances et la bonne protection sur chaque charge de travail — de la flash à la vitesse des GPU jusqu’à l’archivage profond — le tout sur une architecture désagrégée, au sein d’une seule plateforme et d’un seul espace de noms. L’expression « nouveau modèle d’exploitation » mérite d’être explicitée. Je vais donc présenter le problème tel que nous le percevons, ce qu’est concrètement Scality ADI sur le plan technique, et pourquoi nous pensons qu’un nouveau modèle d’exploitation est important pour les équipes d’infrastructure qui gèrent des données de l’échelle multi-pétaoctet à l’exaoctet. L’IA n’est pas une charge de travail unique Le débat sur le stockage a profondément évolué. Il y a quelques années, l’IA signifiait l’entraînement de modèles, qui exigeait de grandes E/S séquentielles pour lire des jeux de données massifs. C’était un problème de débit (et un problème bien compris). Aujourd’hui, la situation est fondamentalement différente. L’entraînement est toujours là, mais il coexiste désormais avec l’inférence, la génération augmentée par récupération (RAG), la recherche vidéo, l’inférence distribuée, le cache KV, les pipelines multimodaux et la conservation des données à long terme pour la gouvernance et l’auditabilité. Chacune de ces charges impose des exigences différentes en matière de débit, de latence, de concurrence, de protection et de coût du stockage. Comme indiqué plus haut, un entraînement de modèle exige une bande passante séquentielle extrême. Une application RAG exige des lectures aléatoires à faible latence sur de petits objets. Un cache KV exige un accès en moins d’une milliseconde à un jeu de travail chaud. Une archive réglementaire exige une rétention immuable au coût et à la consommation électrique les plus bas possibles. Résoudre tout cela avec un seul système de stockage tout-flash, ou résoudre chaque besoin avec une plateforme distincte (ce qui arrive constamment), c’est là que la plupart des entreprises restent bloquées. Et c’est précisément l’écart que Scality ADI est conçue pour combler. Le problème des silos s’aggrave La plupart des grandes entreprises ont accumulé leur infrastructure de stockage comme les villes accumulent les routes : un projet à la fois, chacun répondant à un besoin immédiat, chacun laissant derrière lui une empreinte opérationnelle que quelqu’un doit entretenir. Le résultat est une collection croissante de plateformes : une pour les charges hautes performances, une autre pour le fichier et l’objet généralistes, une autre pour les cibles de sauvegarde, une autre pour l’archivage. Chacune a sa propre interface de gestion, son cycle de mise à niveau, sa politique de protection, son modèle de coût et son équipe d’exploitation. Lorsque les données doivent circuler entre elles — une exigence permanente dans une entreprise pilotée par l’IA — ce déplacement devient à lui seul un nouveau projet. L’IA aggrave la situation, car les données ne restent pas à une seule température. Un jeu de données peut commencer comme données d’entraînement actives sur une flash hautes performances, devenir un jeu de référence gouverné sur un stockage optimisé pour la capacité, alimenter ensuite un pipeline RAG ou d’inférence, puis finir en rétention longue durée sur bande ou dans un cloud froid. Si chaque phase réside sur une plateforme différente, vous ne gérez pas un cycle de vie des données. Vous gérez un arriéré de migrations de données qui deviendra un fardeau coûteux. Et vous le faites avec la même équipe. Les effectifs dédiés au stockage ne croissent pas au rythme des données. On demande aux équipes d’infrastructure de faire évoluer la capacité et les performances, de renforcer la protection et de démontrer la conformité, sans faire évoluer les effectifs qui font tourner l’ensemble. Pourquoi nous avons construit quelque chose de différent On demande aux acheteurs d’entreprise de fournir performances IA, cyber-résilience (en anglais), souveraineté et efficacité à une échelle que l’ancien modèle de stockage n’a jamais été conçu pour gérer. Nos clients nous le répètent sous une forme ou une autre depuis deux ans : c’est l’architecture elle-même qui cède, non pas parce que leur infrastructure est ancienne, mais parce que les exigences qui pèsent sur elle ont évolué d’une manière que personne n’avait prévue à l’origine. L’échelle à laquelle nous opérons n’a rien de théorique. Scality gère aujourd’hui plus de 12 exaoctets de données clients en production, nos plus grands déploiements atteignant l’échelle de l’exaoctet, avec des domaines de défaillance (RING uniques) de 250 Po de capacité utile. Plus de six mille milliards d’objets résident sur l’infrastructure Scality chez des clients répartis dans 70 pays, dont 10 des 20 plus grands opérateurs télécoms et fournisseurs de services cloud mondiaux, 7 des 15 plus grandes banques et des agences gouvernementales qui exploitent des centaines de pétaoctets de charges sensibles. Notre satisfaction client, mesurée par un Net Promoter Score (NPS) de 85 en 2025, est la meilleure du secteur. Cette position nous a donné le choix. Nous aurions pu réagir comme la majeure partie de notre secteur, avec un nouveau produit de stockage ponctuel : plus rapide, moins cher ou plus sécurisé. Nous avons fait un autre choix. Ce dont les entreprises ont besoin, ce n’est pas simplement d’un meilleur produit de stockage. Elles ont besoin d’un nouveau modèle d’exploitation de l’infrastructure de données. Un modèle qui aligne les bonnes performances, la bonne protection et la bonne économie sur chaque étape du cycle de vie des données. Un modèle qui réunit performances IA, cyber-résilience et contrôle souverain dans une seule approche plutôt que dans trois plateformes distinctes. Un modèle qui évolue sans imposer aux clients un nouveau cycle de renouvellement perturbateur. C’est la plateforme que nous avons construite. Présentation de Scality ADI Cette plateforme, c’est Scality ADI. Une appliance logicielle (en anglais) unique et intégrée, bâtie sur le socle éprouvé de Scality RING, conçue pour mettre en œuvre ce modèle d’exploitation sur l’ensemble du cycle de vie des données, de la flash à la vitesse des GPU jusqu’à l’archivage profond. Ce qu’est concrètement Scality ADI Je veux être précis sur l’architecture, car Scality ADI n’est pas un simple changement de nom. Scality ADI est la couche plateforme qui ajoute ce que Scality RING et ScalityOS seuls n’apportent pas : des opérations et une intelligence autonomes assistées par l’IA grâce à Scality Guardian, des opérations extensibles par l’IA via des workflows compatibles MCP, une flexibilité des supports multi-température, de la flash NVMe à la bande et au cloud, une gestion du cycle de vie pilotée par des politiques et des engagements de service fondés sur les résultats. Scality Guardian est le moteur d’intelligence opérationnelle de Scality ADI. Scality Guardian observe l’état du système et formule des analyses alignées sur les charges en matière de maintenance prédictive, de santé de la plateforme, de consommation électrique et de détection des cybermenaces. Il est entraîné sur les propres cas opérationnels de Scality, avec des recommandations fondées sur des schémas d’infrastructure réels, et non sur des réponses d’IA génériques. Scality Guardian est en lecture seule par conception : il éclaire les décisions, il ne les exécute pas. Scality RING est notre moteur de stockage objet distribué, fondé sur une architecture désagrégée depuis sa création. Il est en production depuis bien plus de dix ans, de l’échelle multi-pétaoctet à l’exaoctet, dans certains des environnements les plus exigeants au monde. Scality RING a fait toutes ses preuves et reste au cœur de notre activité. ScalityOS est l’environnement d’exécution durci et standardisé qui offre une expérience d’exploitation cohérente, de type appliance, sur l’ensemble des nœuds, des sites et des versions logicielles. C’est lui qui rend la solution déployable et gérable comme une plateforme de production plutôt que comme un assemblage de composants. Une expérience client fondée sur les résultats : Scality ADI est proposée via un nouveau modèle commercial fondé sur les résultats, avec des engagements de SLA alignés sur ce qui compte le plus, selon nous, pour nos clients : disponibilité, débit, posture de protection et garanties de service. Notre équipe de service et de support client est entièrement tournée vers la satisfaction client. Nos services premium Scale Care offrent un niveau supplémentaire d’accompagnement personnalisé aux entreprises dont les charges sont critiques. Pour reprendre une analogie automobile, Scality RING est le moteur, ScalityOS le châssis, Scality Guardian le tableau de bord et l’électronique, et Scality ADI le véhicule complet — livré avec une expérience client alignée sur les résultats métier. Les clients Scality RING existants conservent leurs données, leur investissement et leur historique opérationnel. Ce qui change, c’est ce que la plateforme peut faire autour d’eux. Un espace de noms unique, des données à la vitesse des GPU à l’archivage profond C’est l’un des apports les plus importants d’ADI, et il mérite d’être clairement expliqué. Scality ADI couvre plusieurs classes de supports de stockage sous un même modèle opérationnel et un même espace de noms. En pratique, cela signifie du SSD NVMe pour les charges GPU-direct avec une latence inférieure à 50 µs, de la flash QLC et nearline pour la préparation des données (en anglais) à haut débit (To/s), du HDD pour les charges optimisées pour la capacité comme le RAG et les data lakes IA, et de la bande ou du stockage cloud froid pour l’archivage et la rétention à long terme. Une gestion du cycle de vie pilotée par des politiques détermine où résident les données et quand elles se déplacent. Les politiques sont définies par le client, et non par une automatisation opaque. Elles reflètent les exigences réelles de chaque charge : besoins de performance, posture de protection, objectifs de coût, profil énergétique. Soyons donc clairs : Scality ADI n’est pas un véhicule entièrement autonome (pour prolonger l’analogie), mais un modèle d’exploitation explicable et auditable, avec une exécution autonome guidée par des politiques définies par le client. L’objectif n’est pas de tout faire tourner sur les supports les plus rapides. L’objectif est de placer les données là où elles offrent la bonne combinaison de performances, de protection, d’économie et d’efficacité énergétique pour la charge qu’elles servent. Pour les données IA en particulier, ce placement évolue dans le temps. Un jeu de données qui exige un débit extrême pendant l’entraînement n’a pas besoin du même profil de stockage six mois plus tard, lorsqu’il sert de corpus de référence à un pipeline RAG ou qu’il est placé en rétention gouvernée. Scality ADI gère ce cycle de vie sans obliger les équipes à assembler des plateformes distinctes ni à déplacer manuellement les données entre silos. Des opérations autonomes, sous contrôle humain « Infrastructure autonome » est une expression que le secteur emploie de façon floue, et il est utile de dire clairement ce que nous entendons par là. Dans Scality ADI, autonome signifie intelligence opérationnelle avec une exécution encadrée et régie par des politiques. Ni boîte noire. Ni pilote automatique. L’architecture comporte trois parties distinctes. Scality Guardian est la couche d’intelligence assistée par l’IA. Il observe l’état du système et formule des analyses alignées sur les charges en matière de maintenance prédictive, de santé de la plateforme, de consommation électrique et de détection des cybermenaces. Entraîné sur les propres cas opérationnels de Scality, il produit des recommandations qui reflètent des schémas d’infrastructure réels, et non une IA générique. Par conception, Guardian est en lecture seule. Il éclaire les décisions, il ne les exécute pas. L’opérabilité agentique est le lieu de l’action. Grâce au MCP (Model Context Protocol), les clients connectent leurs propres outils d’IA aux workflows opérationnels de Scality ADI. Cette IA peut déclencher la création de comptes, répondre à des alertes, gérer des quotas ou exécuter n’importe quelle tâche qu’un opérateur pourrait effectuer dans l’interface, dans le cadre des politiques du client. Le périmètre fait tenir l’ensemble. Qu’il s’agisse d’un humain ou de l’IA du client, chaque action s’exécute dans des limites de politique auditables. Rien ne se produit sans autorisation. Pour une infrastructure souveraine, réglementée ou critique, cette séparation entre analyse, action et gouvernance n’est pas une nuance. C’est la différence entre une plateforme digne de confiance et une plateforme impossible à déployer. Maintenir la productivité des GPU exige un autre chemin de données On reconnaît de plus en plus que les performances de l’IA ne sont pas qu’une question de GPU. Lorsque les GPU sont inactifs parce que les données n’arrivent pas assez vite, le goulot d’étranglement se trouve dans le chemin de stockage et de réseau, et non dans la couche de calcul. À mesure que les charges d’IA évoluent de l’entraînement par lots vers l’inférence en temps réel et les workflows agentiques, ce chemin de données devient de plus en plus critique. Scality ADI traite directement ce problème. Le niveau GPU-Direct offre S3 over RDMA avec une latence inférieure à 50 µs, conçu pour des charges comme l’entraînement, l’inférence distribuée et le cache KV, où chaque microseconde de retard d’accès aux données se traduit par des cycles GPU sous-utilisés. Parallèlement, le débit agrégé de plusieurs téraoctets par seconde de la plateforme soutient les déplacements de données à grande échelle qu’exigent les pipelines d’entraînement et de préparation des données. Ce qui distingue cette architecture d’un système de fichiers parallèle dédié ou d’une appliance tout-flash, c’est que Scality ADI ne vous oblige pas à choisir entre performances IA et tout le reste. La même plateforme qui sert vos charges GPU les plus chaudes gère aussi vos data lakes tièdes, vos archives gouvernées et votre rétention à long terme, le tout sous un même ensemble de politiques, un même modèle opérationnel et un même cadre de protection. La protection doit être démontrable La cyber-résilience n’est plus l’affaire de la seule équipe sauvegarde : c’est désormais une question qui remonte au conseil d’administration. Les assureurs veulent savoir si la protection est démontrable. Les régulateurs veulent voir des pistes d’audit. Et à l’ère de l’IA, la même infrastructure qui alimente les pipelines d’entraînement et les charges d’inférence héberge aussi les données qui doivent rester immuables, récupérables et auditables dans les conditions les plus hostiles. Scality ADI intègre les principes de cyber-résilience CORE5 à chaque niveau de la plateforme, comme une propriété architecturale intrinsèque : immuabilité au niveau objet, authentification MFA, contrôle d’accès, chiffrement en transit et au repos, erasure coding distribué, protection des métadonnées, réplication multisite et, en dessous, un système d’exploitation durci. Ce modèle de protection s’applique que les données résident sur flash, sur HDD ou sur bande, et qu’elles servent activement une charge d’IA ou soient placées en rétention gouvernée à long terme. La souveraineté s’inscrit aussi dans ce cadre. Pour les organisations qui doivent garder le contrôle sur le lieu de résidence des données, sur qui peut y accéder et sur le fonctionnement même de l’infrastructure, le modèle de déploiement sur site, défini par logiciel, de Scality ADI et son « inspectabilité » open-code apportent la transparence qu’exigent les environnements souverains et réglementés. L’autonomie avec intervention humaine renforce cela : le client contrôle les politiques, approuve les actions et conserve la piste d’audit. L’énergie est désormais une contrainte de conception de l’infrastructure C’est un volet plus récent du débat sur l’infrastructure de données d’entreprise, et il devient urgent. La disponibilité électrique est une limite ferme à la capacité d’IA qu’une organisation peut déployer. Les budgets de refroidissement sont finis. Et le coût énergétique du stockage et du déplacement des données n’est plus une externalité que les équipes d’infrastructure peuvent ignorer. Scality ADI intègre une télémétrie énergétique en temps réel au niveau du système, du nœud et de la charge. Les équipes d’infrastructure peuvent ainsi voir la consommation électrique réelle associée à leurs décisions de placement des données et s’appuyer sur cette visibilité pour arbitrer en connaissance de cause entre performances, capacité et efficacité énergétique. Le placement multi-température des supports rend cela concret. Les données qui n’ont pas besoin d’être sur flash n’ont pas à consommer l’énergie de la flash. Déplacer les données froides vers la bande ou une archive cloud n’est pas seulement une optimisation des coûts ; c’est une optimisation énergétique. À mesure que les data centers font face à des enveloppes électriques plus serrées, la capacité à relier les exigences des charges aux contraintes énergétiques réelles devient un véritable avantage opérationnel, et non un exercice d’image en matière de durabilité. Des résultats, pas seulement de la capacité Les équipes d’infrastructure d’entreprise ne sont pas évaluées sur le nombre de pétaoctets qu’elles déploient. Elles le sont sur la performance des applications, la protection des données, la disponibilité des systèmes et l’efficacité de l’exploitation dans le respect du budget. Scality ADI introduit des engagements de service fondés sur les résultats, alignés sur ces réalités opérationnelles. Au lieu de vendre de la capacité en laissant au client le soin de vérifier si elle répond à ses besoins réels, ADI lie les niveaux de service aux métriques qui comptent en production : disponibilité, débit, posture de protection, consommation électrique et efficacité opérationnelle. Pour les responsables informatiques, la relation avec le fournisseur passe ainsi d’une transaction matérielle à un partenariat d’infrastructure. La responsabilité de la plateforme est alignée sur les résultats que l’organisation du client doit réellement obtenir. Conçue pour la prochaine décennie des données d’entreprise Les forces qui redessinent l’infrastructure de données d’entreprise ne sont pas passagères. Les charges d’IA continueront de se diversifier et de croître. Les attentes en matière de cyber-résilience continueront de se renforcer. Les exigences de souveraineté continueront de s’étendre. L’énergie restera une contrainte ferme. Et les équipes d’exploitation devront toujours faire davantage avec les mêmes effectifs. Scality ADI est notre réponse à cette réalité — non pas comme un produit de stockage plus rapide, mais comme un nouveau modèle d’exploitation qui aligne performances, protection, économie et contrôle sur l’ensemble du cycle de vie des données d’entreprise, de l’échelle multi-pétaoctet à l’exaoctet. Si c’est le défi auquel votre organisation est confrontée, nous l’avons conçue pour vous. 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