Tuesday, November 3, 2026
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L’histoire du cloud computing

Les données sont partout, et cet accès à l’information est devenu l’un des événements les plus marquants de l’histoire moderne.

Nous vivons à l’ère du cloud computing omniprésent. Il offre agilité, coûts réduits et meilleur accès aux ressources à l’échelle mondiale. Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Nous continuons de découvrir les bénéfices sociaux des données dans le cloud, à mesure que nous explorons l’évolution de notre nouvelle ère technologique. Comme des applications de plus en plus complexes ne sont plus confinées à un seul lieu physique, cette croissance devient exponentielle. De notre vivant, nous sommes passés de la disquette au lecteur Zip, du CD (et du DVD de données) à la clé USB et au-delà. Si les Millennials pensent peut-être que le cloud appartient à leur génération, les origines de l’informatique délocalisée remontent au début des années 1950.

Des besoins militaires

À l’origine un mainframe militaire développé en 1950 pour relier des terminaux informatiques au sein d’une matrice interne, la technologie de stockage délocalisé a progressé rapidement une fois arrivée dans la communauté scientifique. C’était un enjeu important à une époque où l’informatique coûtait plusieurs millions de dollars et où il devenait indispensable que plusieurs personnes puissent accéder à la technologie.

Le terme « cloud computing » lui-même a été inventé en 1996 (en anglais) dans un document interne de Compaq. Le terme « cloud » était à l’origine lié au concept d’informatique distribuée, popularisé au début des années 1990 par General Magic, une spin-off d’Apple, et déjà évoqué auparavant dans des travaux universitaires. Le concept a d’abord été discuté par J.C.R. Licklider, premier directeur de l’Information Processing Techniques Office de la division ARPA du Pentagone dans les années 1960, selon Computerworld.

L’idée de Licklider a ensuite révolutionné l’informatique lorsqu’en 1969, Bob Taylor et Larry Roberts (en anglais) ont développé ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network), qui est devenu le précurseur de ce que nous appelons Internet.

Les décennies qui ont suivi les années 1970 ont vu le développement de diverses machines virtuelles (VM), comme celles créées par des géants de l’informatique tels qu’IBM. Les télécommunications ont emboîté le pas et ont commencé à proposer des réseaux privés virtuels (VPN) sur le marché.

L’arrivée du Software as a Service (SaaS)

Dans les années 1990, un nombre considérable d’ordinateurs personnels ont été connectés à mesure que la technologie devenait plus abordable. Jusqu’à ce qu’en 1999, Salesforce devienne la première entreprise à proposer des applications via Internet, annonçant l’arrivée du Software as a Service. Trois ans plus tard, le secteur a connu une croissance massive, avec des vidéos, de la musique et d’autres médias hébergés et diffusés en ligne. La naissance du design UX a permis au grand public d’accéder à des données jusque-là réservées aux programmeurs et aux initiés du code.

Le cloud s’impose

Au milieu des années 1990, le terme « cloud » servait déjà à désigner cette nouvelle sphère numérique. Google et Microsoft se sont rapidement lancés dans une course pour conquérir toujours plus de parts de marché dans cet environnement virtuel.

Soudain, le cloud était partout, et l’essor du PaaS (Platform as a Service), du SaaS et de l’IaaS (Infrastructure as a Service) a donné naissance à un tout nouveau secteur, avec sa ramification : la cybersécurité.

Tout le monde accédait au cloud, pour le divertissement, la santé, la finance ou le secteur public, et la ruée vers ce nouveau secteur s’accélérait. Le cloud provoquait un bouleversement culturel sans précédent dans l’histoire de l’humanité. De grandes choses naissaient dans les endroits les plus modestes, à mesure que les barrières de la connaissance tombaient et que l’accès à l’information devenait plus courant et plus simple. De petites startups changeaient le monde. La richesse se créait dans des lieux éloignés, et la créativité et l’innovation devenaient l’affaire de chacun.

Le 25 août 2006, Amazon Web Services a lancé Elastic Compute Cloud (EC2), qui permettait de louer des ordinateurs virtuels et d’utiliser ses propres programmes et applications en ligne ; Google Docs a rapidement suivi. Un an plus tard, le binge-watching est devenu une réalité lorsqu’une petite startup nommée Netflix a lancé son site de streaming vidéo. IBM a pris le train en marche avec SmartCloud, et Apple a lancé iCloud. À peu près au même moment, Oracle a lancé son propre cloud.

Deux clouds distincts

Jusqu’à récemment, la plupart des gens considéraient que le cloud se divisait en deux types : public et privé.

Le cloud public désigne les services informatiques proposés par des fournisseurs tiers via l’Internet public, accessibles à quiconque souhaite les utiliser ou les acheter. Le cloud privé, lui, est conçu pour des besoins plus spécifiques, par exemple lorsque des données sensibles doivent être stockées et partagées. Les clouds privés sont essentiellement des datacenters au sein d’un système sécurisé et contrôlé.

Cloud hybride et multicloud

Scality a anticipé l’évolution vers un modèle de cloud hybride et est rapidement devenue un leader du marché dans ce domaine, permettant aux organisations de bénéficier de la flexibilité et de la puissance d’une combinaison avec des formes plus anciennes de stockage, avec la possibilité de passer du privé au public de manière fluide et sécurisée, et donc de réduire les coûts pour ses clients. Alors que le cloud computing devrait dépasser 241 milliards de dollars cette année selon Forrester Research, (en anglais), le logiciel de cloud hybride RING8 de Scality pourrait devenir la norme pour les entreprises qui cherchent à optimiser leurs performances tout en maîtrisant leur TCO (en anglais). Associé à la nouvelle technologie XDM de RING8, Scality promet une véritable liberté des données entre plusieurs fournisseurs de services cloud, depuis une seule interface.

Anticiper les changements

Les enjeux environnementaux semblent peut-être moins difficiles à relever avec l’avènement du cloud, car le télétravail devient possible pour beaucoup, ce qui réduit la pollution liée aux trajets quotidiens. Le cloud ne contribue pas seulement à sauver notre planète : il nous aide aussi à préserver notre bien le plus précieux, notre temps. Nous avons un accès instantané à toutes les connaissances, toutes les données et toutes les expertises, ce qui nous permet de sauver toujours plus de vies. La manière dont nous utilisons ce temps gagné est l’un des plus grands défis pour notre santé.

Il est impossible de prédire pleinement ce que deviendra la technologie « cloud » à court, moyen et long terme, mais elle continuera sans doute d’évoluer au-delà de son état actuel. Espérons que nous continuerons tous à profiter des bénéfices d’un accès aussi large aux données et à l’information, tout en évitant ses écueils.