Tuesday, November 3, 2026
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Le stockage objet, nouveau stockage primaire des données

Les nouvelles technologies ont toujours connu des cycles d’adoption et des courbes de hype, ces dernières étant si connues que des analystes de premier plan, comme Gartner, ont adopté le terme dans leurs célèbres rapports « Hype Cycle » (en anglais). Les acteurs du stockage objet surfent aujourd’hui sur une nouvelle vague d’hypercroissance, portée par l’émergence rapide d’initiatives de transformation numérique comme l’IA, le ML, l’automatisation et l’analytique. Conséquence de ce changement, nous constatons une adoption croissante du stockage objet all-flash.

Pour comprendre comment les clients s’adaptent, nous avons demandé à Scott Sinclair, Senior Analyst chez ESG de nous aider à décrypter ce paysage en mutation. Scott et son équipe ont interrogé 200 clients pour leur dernier rapport The Digital Era Is Fueling Adoption of All-Flash Object Storage, et les résultats montrent clairement que le stockage objet all-flash est « en passe de devenir un pilier de l’écosystème moderne de stockage des données ».  

Voici ce que nous avons appris, et pourquoi nous pensons que le stockage objet, et plus précisément le stockage objet all-flash, devient rapidement la nouvelle technologie de stockage primaire.

95 % des professionnels IT interrogés par ESG utilisent du stockage flash dans tout ou partie de leurs environnements de stockage objet, et 23 % déclarent disposer déjà d’une solution de stockage objet all-flash. Parmi ceux qui utilisent le stockage objet all-flash, 77 % déclarent que la technologie a eu un fort impact, voire qu’elle a changé la donne dans leur environnement de stockage sur site.

Le all-flash arrive dans le stockage objet

Avec la disponibilité croissante de nouveaux supports flash haute densité et moins coûteux, comme le QLC, le flash est désormais adapté au stockage de données à haute capacité. Le stockage objet a commencé à adopter les supports flash, à l’image des baies all-flash avant lui, mais avec une différence essentielle : il peut être utilisé à grande échelle (potentiellement de nombreux pétaoctets) et pour le stockage de données à long terme. À mesure que le coût du flash diminue, nous pensons qu’il deviendra aussi le support par défaut du stockage objet. Cela n’augmente pas seulement les performances du stockage objet : cela en fera de fait le nouveau stockage primaire pour un éventail bien plus large d’applications.

Petit historique : comment en sommes-nous arrivés là ?

À ses débuts, le stockage objet est apparu comme un stockage froid scale-out bon marché. Pendant des années, il est resté en marge des préoccupations des administrateurs d’applications et des responsables IT. Pour beaucoup, sa place était le stockage haute capacité, car il promettait évolutivité et faible coût, au prix de performances moindres. On le considérait surtout comme adapté aux applications d’archivage de niveau 2, pour lesquelles l’accès aux données pouvait être plus lent que pour de nombreuses applications transactionnelles critiques.

Pourtant, à mesure que le stockage objet s’est imposé, il est devenu de facto la solution pour des applications exigeantes en performances, notamment :

  • La diffusion de contenus vidéo
  • L’imagerie médicale (PACS)
  • L’analytique big data
  • Les sauvegardes d’entreprise, où les SLA sur les fenêtres de sauvegarde et les délais de restauration sont omniprésents

Pour beaucoup de ces applications, le stockage objet est devenu par défaut un « stockage primaire ». Comme les fichiers des applications exigeantes en performances sont généralement volumineux (plusieurs mégaoctets ou plus par fichier), la métrique qui compte vraiment est le débit : la vitesse à laquelle les fichiers peuvent être écrits sur le stockage ou lus depuis celui-ci. Elle se mesure généralement en mégaoctets ou gigaoctets par seconde, et c’est un domaine où de nombreux systèmes de stockage objet scale-out, comme notre Scality RING, excellent. De plus, comme le débit peut être étendu à des niveaux très élevés (plusieurs dizaines de Go/s à partir d’un seul système, ce qui est courant), on peut véritablement parler de déploiements de stockage haute performance.

Retour vers le futur :
le stockage objet all-flash devient le carburant de
 l’IA, du ML et de l’automatisation

Aujourd’hui, un nouvel univers de workloads applicatifs est apparu, qui modifie les exigences en matière de stockage. La diffusion de contenus vidéo est un excellent exemple de ce besoin de haute capacité et de haute performance, et nous voyons clairement émerger de nouvelles applications innovantes dans ce domaine, comme les cloud DVR, la TV en direct et le streaming en ligne. Nous voyons aussi émerger des applications de machine learning (ML), au sein du domaine plus large de l’intelligence artificielle (IA), qui nécessitent un accès à des quantités massives de données à très haute vitesse, et donc une combinaison inédite de vitesse et d’évolutivité de la part des systèmes de stockage. Pour les applications de ML, ce sont les très grands jeux de données d’entraînement qui rendront ces algorithmes efficaces et performants. Une grande partie de cet entraînement reposera sur de très grands volumes de données vidéo et d’images, rendant les baies de stockage classiques insuffisantes en termes d’échelle.

Les entreprises ont désormais accès à de nouvelles générations d’applications d’analytique big data capables de consommer des montagnes de données et de fournir les insights pertinents qu’on nous a promis. Par exemple, les applications d’éditeurs comme Splunk, Vertica et Elastic ont besoin d’un stockage à haut débit et évolutif, qui devient clairement essentiel pour résoudre des problèmes métier critiques.

Et, bien sûr, des milliers de nouvelles applications seront déployées en périphérie (edge), des capteurs aux objets connectés, en passant par les caméras et les véhicules autonomes :  tout cela va à nouveau exiger du stockage la même évolutivité et la même rapidité. Heureusement, les applications de tous ces domaines ont adopté l’API AWS S3 comme protocole de stockage standard pour exploiter le stockage objet, ce qui a véritablement levé les obstacles à son adoption. Nous pensons que cela va continuer, car les nouvelles applications cloud-native utiliseront elles aussi naturellement ces API.

Avec le stockage objet all-flash comme socle, l’enquête d’ESG a identifié les principaux avantages suivants pour les datacenters sur site, en grande partie axés sur l’amélioration des applications.

Pour en savoir plus, téléchargez le rapport complet d’ESG.

Vous pourriez aussi être intéressé par ce webinar : Expanding horizons: Applications embrace object as the new primary data storage (en anglais). Scott Sinclair, Senior Analyst chez ESG, et Greg DiFraia, GM Amériques de Scality, y expliquent comment le stockage objet all-flash va permettre une nouvelle catégorie d’applications dans l’IA/ML, l’analytique big data, l’edge computing et l’IoT, et même dans des domaines traditionnels de la protection des données, comme la sauvegarde.