4 Selon IDC, plus de 500 millions d’applications et de services cloud-native seront développés et déployés d’ici 2023. C’est l’équivalent du nombre total d’applications créées au cours des 40 dernières années. Cette croissance accélérée va définir de nouvelles exigences concurrentielles dans tous les secteurs. Il sera essentiel pour l’IT de se préparer à surfer sur cette vague, et le stockage objet rapide est là pour l’y aider. Le stockage objet existe désormais sous différentes formes, générations et modèles de distribution depuis plus de vingt ans. Avec le lancement d’ AWS S3 en 2006 (en anglais), premier service de stockage objet cloud au monde et le plus populaire, les développeurs d’applications ont commencé à adopter le modèle objet. Pour les services cloud, le stockage objet est adapté aux quantités massives de données que ces applications génèrent et gèrent. De plus, et c’est peut-être le plus important, l’utilisation d’API RESTful pour accéder au stockage correspond parfaitement au modèle des services cloud, puisqu’elle s’appuie sur le langage naturel des communications Internet, HTTP. Avec la popularité croissante de l’ API AWS S3, un autre obstacle majeur à l’adoption du stockage objet s’est réduit : une API standard pour l’accès des applications au stockage objet. Tout comme les fournisseurs de Network Attached Storage (NAS) ont adopté des protocoles de fichiers réseau comme NFS et SMB, le stockage objet avait lui aussi besoin d’une API de facto, prise en charge aussi bien dans le cloud que dans les solutions de stockage objet sur site. Aujourd’hui, AWS S3 est un incontournable pour tous les fournisseurs de stockage objet de la planète, et l’API est désormais largement utilisée par des applications d’entreprise clés, de la gestion des sauvegardes à l’analytique big data, et même dans des solutions sectorielles verticales pour les médias et la santé. Idées reçues sur le stockage objet et les métriques de performance qui comptent vraiment Au cours de la dernière décennie, le stockage objet est resté associé aux données « secondaires », plus précisément aux sauvegardes et aux archives à long terme. Cette association repose sur une idée quelque peu dépassée selon laquelle, si le stockage objet offrait des avantages en matière d’« échelle » (croissance de la capacité), ses performances seraient insuffisantes pour les applications plus exigeantes. En réalité, le stockage objet, qu’il soit dans le cloud ou sur site, peut offrir des niveaux de débit très élevés (livraison rapide des données par seconde). C’est la métrique de performance la plus importante pour les gros volumes de données, comme ceux des applications cloud (images, vidéos, fichiers audio et documents). Dans des systèmes comme Scality RING, offrir des niveaux de débit très élevés pour un large éventail d’applications est une capacité standard depuis des années. Des applications de diffusion de contenus vidéo, d’analytique big data et même des services de messagerie cloud s’appuient sur RING pour fournir des dizaines de gigaoctets par seconde de débit, et même les performances nécessaires pour stocker des pétaoctets de données par jour ! L’autre métrique de performance clé, plus adaptée aux petits volumes de données, est la « latence », c’est-à-dire le temps de réponse (généralement mesuré en millisecondes) nécessaire à l’application pour récupérer des données depuis le système de stockage. Exploiter les supports flash pour offrir des latences ultra-faibles avec le stockage objet Dans l’univers des baies de stockage sur site, les supports flash sont utilisés depuis de nombreuses années pour offrir des latences ultra-faibles (moins d’une milliseconde). Alors, pourquoi le stockage objet n’a-t-il pas exploité ce type de support plus tôt pour offrir une faible latence ? La première partie de la réponse est que, dans de nombreux cas, le stockage objet utilise des supports flash depuis des années, mais principalement pour accélérer l’accès aux métadonnées. Une partie de la plateforme matérielle servait à stocker les métadonnées sur flash, tandis que les gros volumes de données restaient stockés sur des disques durs (HDD) traditionnels pour obtenir le coût le plus bas et la meilleure rentabilité. La deuxième partie de la réponse est que nous voyons émerger une nouvelle catégorie d’applications qui peuvent vraiment tirer parti du stockage des données elles-mêmes sur des supports flash dans les solutions de stockage objet. Ces applications seront fournies selon le modèle que l’on appelle désormais « cloud-native », qui repose sur l’utilisation de conteneurs popularisés par Docker (en anglais) pour fournir des logiciels sous forme d’ensemble de services. Il implique aussi l’utilisation de frameworks d’orchestration de conteneurs, dont le plus populaire, de loin, est aujourd’hui Kubernetes. Types de workloads applicatifs qui bénéficient d’un stockage objet rapide Examinons maintenant les types de workloads applicatifs qui peuvent bénéficier d’un stockage objet rapide. Leur point commun : ils nécessitent souvent l’accès à des millions, voire des milliards, de petits objets de données (fichiers), ainsi qu’à des fichiers multimédias plus volumineux (comme par le passé). La latence d’accès devient donc un enjeu plus important face à d’énormes volumes de petits fichiers. Ces workloads comprennent : Analytique sur le niveau actif – Les données sont analysées « sur place » dans le stockage objet, plutôt que d’être extraites ou déplacées vers un autre niveau de stockage pour y être consultées. Sauvegarde Tier 1 – Il s’agit généralement de sauvegardes à plus court terme, plus critiques pour la restauration, qui nécessitent donc un accès vraiment rapide. Applications d’IA et de machine learning (ML) – Elles génèrent et exploitent souvent des millions de petits fichiers de données. Applications IoT et edge – Elles nécessitent un accès rapide aux données de capteurs, aux fichiers de logs, aux séries temporelles et à de nombreux autres types de petits fichiers Ces nouveaux workloads applicatifs arrivent dès maintenant et seront naturellement déployés selon le modèle cloud-native. Les applications cloud-native utiliseront aussi des API RESTful, rendant l’API AWS S3 encore plus populaire qu’aujourd’hui. Et l’alliance du stockage objet et des supports flash offrira la combinaison d’un débit élevé et d’une faible latence, idéale pour ce nouvel univers de workloads cloud-native. Surfer sur le tsunami sera facile avec des solutions de stockage objet rapide pour les applications cloud-native De nouvelles études d’analystes de premier plan, comme ce rapport d’Evaluator Group, montrent comment des solutions comme Scality RING peuvent désormais exploiter des serveurs de stockage all-flash pour offrir ce nouveau niveau de performances et prendre pleinement en charge les applications cloud-native. C’est le moment de se préparer !