Tuesday, November 3, 2026
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Voitures intelligentes

Depuis que Glen A. Larson a imaginé une voiture intelligente baptisée KITT, le monde rêve du jour où l’on pourra appeler un véhicule pour qu’il vienne nous chercher et se gare tout seul. Une machine intelligente et autonome, capable de dialoguer avec nous tout en nous protégeant sur la route. L’avenir des voitures intelligentes connectées au cloud est enfin au prochain virage.

Je prédis que, grâce à l’intelligence artificielle et à sa capacité à automatiser certaines tâches autrefois impossibles à automatiser, non seulement nous aurons une civilisation bien plus prospère, mais la qualité du travail augmentera très nettement et une plus grande part de la population aura une vocation et une carrière par rapport à aujourd’hui,

Jeff Bezos, CEO d’Amazon.com

UNE NOUVELLE RELATION

À mesure que les automobiles intègrent davantage de logiciel et deviennent compatibles avec le cloud, les applications embarquées au cœur de votre véhicule permettront des mises à jour plus avancées et continues. Cette évolution implique que toutes les voitures devront être connectées au cloud et permettre une communication quotidienne entre votre voiture et le constructeur, avec à la clé :

  • Des voitures suivies tout au long de leur vie grâce à des diagnostics en temps réel et à des solutions recommandées. Votre assistance dépannage aura immédiatement accès à la cause de la panne avant même l’appel au mécanicien, qui saura d’emblée ce qu’il faut prévoir.
  • Des alertes de maintenance planifiées et une reconnaissance des comportements permettant de surveiller la conduite habituelle pour détecter un vol ou une conduite dangereuse.
  • Des améliorations générales des performances en fonction des habitudes, de la position, de la météo et même des limitations de vitesse et réglementations locales.

D’ici deux ans probablement, nous fabriquerons une voiture sans volant ni pédales
Elon Musk, CEO de Tesla

LA CONDUITE AUTONOME

Dans un avenir proche, nous conduirons des voitures intelligentes qui s’adapteront en permanence au moment et à la situation. Les voitures seront reliées à d’autres appareils pour améliorer les performances, la sécurité et la sûreté. Les développeurs de voitures intelligentes ont défini une grille de référence des niveaux d’automatisation.

  • Automatisation de niveau 1 : la voiture effectue sans intervention humaine quelques tâches limitées de direction ou d’accélération, y compris le freinage.
  • Automatisation de niveau 2 : comme avec un régulateur de vitesse avancé ou un système de pilotage automatique léger, la voiture peut prendre automatiquement des mesures de sécurité, mais le conducteur doit rester vigilant au volant.
  • Automatisation de niveau 3 : un conducteur humain reste nécessaire, mais il peut confier au véhicule certaines « fonctions critiques pour la sécurité », dans certaines conditions de circulation ou d’environnement.
  • Automatisation de niveau 4 : une voiture capable de rouler seule presque tout le temps, sans aucune intervention humaine. Une voiture dans laquelle on pourrait dormir.
  • Automatisation de niveau 5 : automatisation complète en toutes conditions, sans commandes humaines.

Ce n’est pas l’intelligence artificielle qui m’inquiète, c’est la bêtise humaine.
Neil Jacobstein, responsable du programme IA et robotique de la Singularity University

DES LIMITES INSOUPÇONNÉES

La grande question que pose l’évolution de la relation entre les conducteurs et leur automobile concerne peut-être les assureurs et la responsabilité des constructeurs vis-à-vis du public. Comment la responsabilité sera-t-elle gérée lorsque votre voiture sera en pilote automatique ? Qui prendra en charge les sinistres et les recours juridiques en cas d’accident grave ou d’accident mortel ? Si la voiture autonome se rapproche de la réalité, le flou actuel est encore loin d’être dissipé.

En 2018, deux accidents ont impliqué une Tesla Model S et une Chevrolet Bolt équipée de la technologie Cruise Automation de General Motors. Les véhicules utilisaient, semble-t-il, leurs systèmes de conduite autonome respectifs. Pour un accident de la route classique, déterminer le responsable est déjà difficile. La difficulté ne fait que croître avec l’arrivée de véhicules fonctionnant sur des systèmes autonomes.