Tuesday, November 3, 2026
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Comment j’ai construit mon propre robot open source

Depuis le lycée, je consacre beaucoup de temps à des projets personnels qui associent électronique et informatique. Pour progresser, et parce que c’est amusant, j’ai décidé de concevoir des robots faits maison que je peux améliorer facilement et progressivement au fil des années. Mes conceptions matérielles et logicielles ont été entièrement développées de zéro.

J’ai construit mon tout premier prototype dans les années 90 avec mon père, à l’aide d’un jeu de construction appelé Meccano (connu sous le nom d’Erector aux États-Unis).

En 2010, j’ai conçu un autre robot pilotable à distance via Internet.

Je l’ai baptisé Nestor, en référence au majordome de la bande dessinée belge Tintin.

Aujourd’hui, je travaille sur un robot entièrement open source. Pourquoi ? Le logiciel et le matériel open source sont le meilleur moyen à la fois d’aider d’autres personnes qui travaillent sur des projets similaires et d’obtenir de précieux conseils d’utilisateurs plus expérimentés.

[bctt tweet=”Développer un robot open source imprimable en 3D a été pour Franck Talbart un long voyage, mais qui en valait la peine.” username=”scality”]

Je me suis imposé les contraintes suivantes :

  • Le robot doit être facilement reproductible avec une imprimante 3D
  • Toute la documentation, y compris les pièces 3D, les schémas électroniques et l’intégralité du code source, doit être accessible à tous.
  • Sur le plan technique, la latence doit être faible pour l’audio, la vidéo et les commandes

La version actuelle de mon nouveau robot a demandé environ un an de conception et de fabrication. Ses composants sont imprimés en 3D et entièrement reproductibles. Il est piloté à distance par un ordinateur monocarte Raspberry Pi (RPi) grâce à un outil open source fait maison que j’ai baptisé NestoRpi Engine (en référence à mon robot de 2010).

Mon nouveau robot open source est équipé de 8 moteurs, d’un haut-parleur, d’un amplificateur audio et d’un écran LCD. Il comprend aussi des périphériques d’entrée, comme une caméra avec éclairage, un microphone, un synthétiseur vocal, des capteurs à ultrasons pour mesurer sa distance aux objets, une photorésistance pour mesurer l’intensité lumineuse et des codeurs rotatifs qui contrôlent la vitesse des moteurs.

Il y a même un bras mécanique fixé sur le dessus, qui peut monter et descendre, permettant à une petite « main » de saisir de petits objets. Si la batterie est trop faible, le robot peut se brancher facilement et à distance sur une station d’accueil.

Vous pouvez interagir avec mon nouveau robot via une interface web basée sur la technologie WebRTC. Cette nouvelle technologie, associée aux data channels, offre un accès à faible latence pour diffuser l’audio, la vidéo et les commandes, même lorsque la connexion Internet est lente.

J’ai écrit cet outil de manière générique, ce qui permet de l’adapter facilement à de nombreux cas d’usage avec le logiciel du Raspberry Pi (pas seulement les robots). Par exemple, l’outil m’a permis d’utiliser un volant de course pour piloter une voiture télécommandée modifiée équipée d’une caméra. Ça, c’était amusant !

J’espère que ma modeste contribution aidera la communauté open source à améliorer ses compétences sur Raspberry Pi et à découvrir le monde passionnant des imprimantes 3D, tout comme la communauté m’a permis d’enrichir mes connaissances et de m’amuser à construire des robots.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter mon dépôt sur GitLab.