4 À mesure que le volume de données non structurées à grande échelle augmente dans divers secteurs, des médias à la santé, en passant par bien d’autres, le besoin d’une gestion des données évolutive augmente lui aussi. Paul Speciale, Chief Product Officer de Scality, s’est entretenu avec Jessica Ly de Regalix TV sur le stockage et la gestion des données, et sur le rôle que joue Scality dans ce domaine en plein essor. Les données non structurées représentent 80 % des données à gérer, explique Paul Speciale. « Nous nous concentrons sur les grands clients, comme les grandes banques, les grands groupes de médias et les grands fournisseurs de services. Plus récemment, il y a eu la santé : les hôpitaux sont un excellent marché pour nous. » Ces dernières années, on a assisté à un fort basculement de la gestion des données sur site vers des solutions multi-cloud, explique Paul Speciale. L’accent était mis sur des logiciels capables de constituer un système à partir de serveurs matériels standard. « Il y a quelques années, certains de nos clients nous ont dit : “C’est formidable, ça marche, mais devinez quoi ? J’ai ce truc qui arrive et qui s’appelle Amazon, Google et Azure”, raconte Paul Speciale. “Comment l’utiliser avec votre système ?” » L’environnement multicloud est donc le fruit de la volonté des entreprises d’avoir une stratégie de données qui fonctionne sur différents supports de stockage. Scality conçoit des logiciels qui aident à décider où distribuer les données. « Notre produit phare historique, explique Paul Speciale, c’est le RING. Il est destiné à la gestion du stockage des données sur site. Le produit plus récent, né de ces demandes, s’appelle Zenko. » Ce système dissocie le stockage de sa destination, entre différentes solutions, différents clouds et des équipements sur site, en fonction des exigences métier propres à chaque entreprise. Par exemple, l’imagerie médicale a connu une croissance considérable. « Les hôpitaux réalisent des scanners, des TEP et des radiographies numériques, explique Paul Speciale. Ils doivent stocker ces données quelque part, mais il ne s’agit pas seulement de les stocker : il faut aussi en conserver plusieurs copies. » Parfois, une copie des données doit se trouver en dehors de la zone géographique où elles ont été créées. Le cloud public est idéal pour cela. Zenko de Scality peut par exemple déplacer les données d’un stockage sur site vers Microsoft Azure Blob Storage. [bctt tweet=”L’imagerie médicale connaît une croissance massive. Scanners, TEP et radiographies génèrent d’énormes volumes de données non structurées. « Il faut les stocker quelque part, mais aussi en conserver plusieurs copies », explique Paul Speciale de Scality. ” username=”scality”] Même la technologie grand public prend son essor, avec d’énormes volumes de données comme les données de santé collectées par les objets connectés et les smartphones. Ou encore les vidéos et photos prises par le grand public, qui doivent elles aussi être sauvegardées indéfiniment. La reconnaissance faciale et l’authentification biométrique sont un autre domaine qui exige sécurité et sauvegarde, explique Paul Speciale. En résumé, la quantité et le volume de données ne vont pas ralentir de sitôt. « Je dirais que rien ne freine la taille du marché ni la croissance des données que nous observons », affirme Paul Speciale. Comment une entreprise relativement petite comme Scality peut-elle rivaliser avec les géants de la tech ? « Nous ne pourrons pas rivaliser en termes de ressources ou de dépenses, explique Paul Speciale. La seule chose que nous puissions faire, c’est être plus agiles et plus concentrés. » Tout le monde dans l’entreprise peut se concentrer sur les mêmes sujets, sans se disperser entre 10 ou 20 produits différents. « On commence vraiment à concentrer le produit sur le public que l’on sait être le sien, explique Paul Speciale. Bien sûr, il faut trouver de futurs marchés et savoir où se développer, mais ce sont des choses comme ces programmes marketing qui ciblent les cas d’usage et les secteurs dont nous savons qu’ils sont les bons. »