5 Chez Scality, nous prenons très au sérieux notre devise « travailler dur et s’amuser fort ». Et pour certains d’entre nous, cela implique de se lancer dans quelques-uns des défis physiques les plus éprouvants au monde. Après avoir relevé l’an dernier le défi de l’IRONMAN European Championship 2022, Jean-Brice Combebias, product owner plateformes chez Scality, s’est qualifié grâce à son temps pour le championnat du monde ! L’épreuve se déroule normalement à Hawaï, mais cette année, Jean-Brice a la chance de concourir dans son pays, la France. Jean-Brice nous a récemment confié ce qu’il a appris en se préparant à cette compétition, et comment travailler chez Scality l’aide à atteindre ses objectifs. Alors, expliquez-nous ce qu’est exactement l’IRONMAN. Si vous ne connaissez pas les épreuves IRONMAN, c’est un triathlon poussé à l’extrême. On parle d’« ultra-triathlon » : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied. Oui, il se termine par un marathon complet. C’est le moins qu’on puisse dire : ce n’est pas une promenade de santé. Les épreuves ont lieu partout dans le monde et, cette année, le championnat du monde se tient à Nice, où des triathlètes masculins venus du monde entier se retrouveront pour s’affronter sur la Côte d’Azur et profiter de la beauté de la Riviera française. D’une certaine manière, ma participation aux épreuves IRONMAN fait écho à mon travail chez Scality. J’aime construire, et c’est une part essentielle de mon rôle dans l’entreprise, où nous créons des solutions nouvelles et améliorées pour répondre au mieux aux besoins spécifiques de nos clients. Comme toute solution suit un cycle de vie produit, chaque compétition a son propre « cycle de vie ». Chaque course représente un nouveau processus de construction de 6 à 9 mois, avec des résultats obtenus grâce à un investissement sérieux et régulier — pas si différent de ma façon d’aborder le développement des offres Scality. Comment vous êtes-vous qualifié pour le championnat du monde IRONMAN ? J’ai terminé 25e de ma catégorie d’âge lors de l’épreuve de Cascais, au Portugal, ce qui m’a valu une place pour le championnat du monde. Historiquement, le championnat du monde IRONMAN se tient à Hawaï, mais cette année, l’épreuve féminine s’y déroulera tandis que l’épreuve masculine aura lieu en France. Le fait que le championnat du monde se déroule généralement à Hawaï me compliquait la tâche en raison de la distance, mais les astres se sont alignés et je peux participer ici, dans mon pays. Je suis très attentif à mes efforts pour réduire mon empreinte carbone et mon impact sur le climat : ne pas avoir à prendre l’avion pour la compétition a donc été un avantage majeur pour moi. C’est une leçon d’humilité d’avoir décroché une place pour cette épreuve. On dit que les chances de se qualifier pour le championnat du monde sont inférieures à 10 % pour la plupart des catégories d’âge, et inférieures à 5 % pour de nombreuses autres qualifications IRONMAN. L’an dernier, le record masculin a été établi par le Norvégien Gustav Iden en 7 heures, 40 minutes et 24 secondes. J’ai participé à mon premier IRONMAN en 2017 et l’ai terminé en 10 heures et 47 minutes. L’an dernier, lors de l’épreuve qui m’a qualifié pour le championnat du monde, j’ai terminé en 10 heures et 23 minutes. Lors de la dernière épreuve, au Pays basque espagnol en juillet, mon temps a été de 9 heures et 48 minutes, au-delà de mon objectif de terminer entre 10 heures et 10 heures 30. Mon entraînement porte ses fruits ! En me préparant pour cet automne, je vise une arrivée en moins de 10 heures. Dire que je serai en compagnie de l’élite serait un euphémisme. Je vais affronter un groupe impressionnant d’athlètes talentueux venus du monde entier. Rien que ça, c’est plus qu’un peu stressant ! Mais c’est le chemin qui compte et, si la concurrence est rude, mon véritable adversaire, c’est moi-même. C’est un vrai test de ma force et de ma détermination. Qu’est-ce qui vous a donné envie de tenter l’IRONMAN ? J’ai toujours été sportif. Plus jeune, j’étais passionné de handball. Ce n’est qu’il y a environ six ans que j’ai essayé le triathlon. J’ai commencé par des courses plus courtes et je me suis vraiment pris au jeu de l’entraînement. Cela m’a rappelé mes années d’étudiant sportif, et j’ai découvert que j’aimais la rigueur mentale et physique de plusieurs entraînements par semaine. C’est ce qui m’a finalement mené aux défis IRONMAN. Scality m’a beaucoup soutenu dans mes projets. Le programme bien-être de l’entreprise encourage toutes les formes de bien-être — physique comme mental. Scality m’a aussi aidé financièrement pour les frais d’inscription à ces épreuves et m’a accordé les jours de congé nécessaires pour participer à différentes compétitions. Quel est votre programme d’entraînement ? Comme vous pouvez l’imaginer, l’entraînement est intense. Je m’entraîne entre 10 et 15 heures par semaine. En général, je n’aime pas écouter de musique : je préfère me concentrer sur mon corps et mon esprit lors des séances très intensives ou spécifiques, comme la course rapide ou le travail de force à vélo. J’aime éviter les distractions. Mais pendant les séances moins intenses, j’aime écouter de la musique ou regarder des vidéos, même si je préfère les podcasts pour apprendre quelque chose en m’entraînant. J’apprécie quelques podcasts sur l’entraînement sportif et la philosophie, ainsi que d’autres consacrés à l’IT et à l’informatique. Il faut aussi garder l’esprit en pleine forme ! Mon entraînement comprend aussi la participation à d’autres épreuves IRONMAN en cours de route. En juillet, par exemple, j’ai participé à l’IRONMAN de Vitoria-Gasteiz, au Pays basque espagnol. J’ai aussi participé à une épreuve plus courte au Luxembourg le mois dernier. Concilier mon entraînement et mon travail chez Scality est une autre facette du défi, car je m’efforce de donner le meilleur de moi-même dans ces deux aspects de ma vie. Qu’avez-vous appris de cette expérience ? Je crois que ce sera mon huitième IRONMAN, c’est fou. Lors de ma première épreuve, c’était une question de défi, mais c’est devenu bien plus que ça. J’aime vraiment le processus d’entraînement et le niveau de concentration qu’il exige. C’est vrai pendant l’épreuve aussi. C’est une longue course qui peut durer au moins 10 ou 11 heures, avec un départ à 6 heures du matin. Je suis quelqu’un de très proactif. Je réfléchis sans cesse, je m’inquiète et je planifie. Ces épreuves sont pour moi l’occasion de mettre ce mode de pensée sur pause. Comme je l’expliquais dans mon précédent article, c’est comme un rendez-vous avec moi-même — l’occasion de me concentrer entièrement sur mon corps, mes sensations et mon environnement. C’est presque de la méditation, et c’est devenu très précieux pour moi, surtout dans notre monde toujours débordé. C’est un moment de synchronisation entre mon corps et mon âme, et avec le temps. Une journée entière pour cesser de penser à tout le reste et profiter simplement de ce jour sur terre, bien dans ma peau. Et pendant ce temps, c’est un peu les montagnes russes. On commence en pleine forme, puis on finit par arriver à un moment où l’on commence à douter, mais cela fait partie de l’apprentissage. Comme je le disais, c’est surtout une compétition contre soi-même. Une dernière question : comment aimez-vous célébrer après une épreuve ? Après ma première épreuve, j’étais simplement soulagé d’avoir terminé. Mais aujourd’hui, je participe souvent à ces compétitions avec des amis et, à la fin, j’aime simplement être avec eux et savourer notre réussite commune. Je ne fais rien d’extravagant. Pas de douche au champagne. Juste le plaisir de partager ce moment avec les personnes qui comptent pour moi. Merci à Jean-Brice d’avoir partagé son expérience. Toute l’équipe Scality l’encouragera cet automne !