5 Chez Scality, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est important — et nous nous efforçons sans cesse de l’améliorer pour nos équipes. Dans ce cadre, nous avons mis en place un programme bien-être qui soutient différents aspects du bien-être, de l’activité physique à la santé mentale. Il comprend notamment le parrainage de salariés lors de compétitions sportives, comme la participation de Jean-Brice au championnat d’Europe Ironman 2022. Il nous raconte son expérience de cette épreuve exigeante. Un samedi soir de juin, allongé dans la chambre d’un Airbnb à Francfort, je fixais le plafond. J’aurais dû dormir profondément, mais l’excitation et la nervosité m’en empêchaient. Le lendemain, j’allais participer au championnat d’Europe Ironman — un triathlon composé de 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et 42 kilomètres de course à pied. Même si j’avais déjà fait des triathlons, ce serait mon premier championnat d’Europe. Et à de nombreuses reprises, je me suis demandé : « Mais pourquoi diable me suis-je inscrit à cette course ? » J’ai dû me rappeler pourquoi j’avais cliqué sur le bouton d’inscription neuf mois plus tôt : c’était l’occasion de courir avec d’autres triathlètes et de les rencontrer, dont beaucoup de niveau mondial. Les triathlons longue distance se sont révélés, encore et encore, un bon moyen de faire le point sur mon endurance physique et mentale. Chacun est comme un « rendez-vous avec moi-même », où je me fixe des objectifs et teste mes limites. Ce n’est pas comme si je n’étais pas préparé. De janvier à mai, je me suis entraîné 8 à 15 heures par semaine, ce qui m’a permis de perdre mes kilos d’hiver. Deux semaines avant l’Ironman, j’ai fait une course test et j’étais satisfait de ma performance. Le grand jour arrive Le jour de l’épreuve, je me suis réveillé sans peine à 3 h 20, malgré une courte nuit. C’était l’heure d’un bon petit-déjeuner et de faire le plein de glucides avant le départ. Tous mes sacs étaient prêts. Pour avoir l’esprit tranquille, je les avais vérifiés au moins trois fois par jour les jours précédant l’épreuve. Pas de chance : ma navette s’est retrouvée coincée dans les embouteillages, alors qu’elle était partie très tôt. Je sentais mon stress monter. Le temps pressant, j’ai décidé de descendre du bus et de rejoindre à pied le point de rendez-vous. Une fois arrivé, tout s’est enchaîné très vite. J’ai fixé mes chaussures de vélo, rempli mes bidons de boisson isotonique, déposé mes sacs, enfilé ma combinaison et rejoint la zone de départ. Le coup de canon a retenti et je me suis mis à nager. Les deux premières épreuves Le temps était ensoleillé avec quelques nuages, et l’eau était relativement chaude, à 24 °C. Après un départ décousu, j’ai dû me recentrer après avoir dévié de ma trajectoire. Je me suis astreint à repérer les bouées toutes les deux ou trois respirations. Pendant une partie de la natation, mes jambes étaient lourdes et mon temps commençait à m’agacer. Mais je me suis rappelé : je ne suis pas le meilleur nageur et, de toute façon, ce n’est qu’une partie de l’épreuve. Mes 10 premiers kilomètres à vélo se sont très bien passés. La sensation de jambes lourdes a disparu. Je surveillais ma performance en écoutant mes sensations et en suivant les données de ma montre de sport : fréquence cardiaque et capteur de puissance. Je me suis forcé à manger ou boire toutes les 10 minutes, que j’aie faim ou non. Entre les kilomètres 90 et 130 du parcours vélo, j’ai connu une alternance de coups de fatigue et de regains d’énergie. À ce stade, je savais qu’il ne fallait pas lutter contre la fatigue, mais plutôt l’accepter. La dernière épreuve La transition vélo-course a été compliquée. J’avais la tête dans le brouillard et j’ai eu du mal à trouver mon sac de course. La course à pied est souvent la partie la plus difficile (du moins pour moi). L’air était devenu lourd et humide, et je voyais des nuages d’orage au loin. Gérer mon allure devenait crucial et, au kilomètre 3, un coureur allemand plus âgé m’a proposé de courir avec lui, car nous avions la même allure. Membre d’un club de triathlon de Francfort, il avait déjà terminé la course plusieurs fois. Nous avons couru ensemble jusqu’au kilomètre 18, puis ma performance s’est nettement dégradée et j’ai eu du mal à tenir le rythme. Je lui ai dit de continuer sans moi. Au kilomètre 30, l’énergie et la motivation sont revenues. Incroyable, j’ai même pu accélérer sur les quatre derniers kilomètres. Franchir la ligne d’arrivée a été un moment intense. Aussi grisant que ce soit, j’étais content de pouvoir enfin me reposer, me faire masser les jambes et savourer une bière allemande ! Les leçons d’une course terminée Avec plusieurs épreuves sportives à mon actif, j’ai compris que chaque course est l’occasion d’en apprendre davantage sur soi-même et sur ses capacités — mentales comme physiques. Point positif, cette compétition a montré que mon corps s’est adapté aux longues distances. Par rapport aux épreuves précédentes, je n’ai eu aucun mal à m’alimenter en continu et je n’ai ressenti aucune douleur invalidante. En revanche, mon endurance mentale m’a fait défaut pendant la course à pied, alors que tout s’était bien passé lors de mon précédent Ironman, en septembre. Cette expérience m’a montré que, quelle que soit votre préparation ou vos performances passées, chaque course résulte d’un ensemble unique de circonstances. L’épreuve peut ne pas se dérouler comme vous l’aviez imaginé. Votre temps à l’arrivée peut ne pas être celui que vous espériez. Mais au final, peu importe votre vitesse ou votre classement. La vraie récompense, c’est l’euphorie de franchir la ligne d’arrivée en sachant que vous avez tout donné. C’est une satisfaction profonde que personne ne peut vous enlever — et une leçon que j’emporte à chaque nouveau défi, au travail comme dans ma vie personnelle. C’est grâce au généreux parrainage du programme bien-être de Scality que j’ai pu honorer ce « rendez-vous avec moi-même » si enrichissant. J’ai déjà hâte d’être à la prochaine course !